Pourquoi des BIENS COOPÉRACTIFS à la place des BIENS COMMUNS?

  1. En utilisant un Nouveau mot nous insistons sur les Nouveautés d’approche, de conception, de réalisation et de mise en place qui sont proposés par ce concept. Cette définition repose certes sur certaines anciennes bases, mais celles-ci, nous l’espérons , seront dépassées et sublimées pour créer une nouvelle pertinence d’application. Cette volonté de faire du Nouveau, tout en gardant l’Esprit de l’ancien concept, doit se symboliser par une rupture visible. Cette rupture doit être également immédiate. Quoi de mieux que signaler cette évolution dès l’écriture ? C’est pourquoi le mot COMMONS (qui est très peu connu en Français) ou sa traduction Francophone en Biens COMMUNS ne correspondent plus aux nouvelles vibrations que souhaitent porter les BIENS COOPÉRACTIFS.
  2. L’ancien mot COMMONS ou Bien COMMUN en Français fait irrésistiblement penser, par sa racine, au mot et concept de COMMUNISME. Or, en-dehors de l’esprit de partage et de la force du collectif,  ce qui est proposé n’a rien à voir avec le Communisme à la Lénine ou Staline. Pour certaines personnes, cette association sonore connoterait dès le départ, et irrémédiablement, le concept que l’on souhaite impulser. Elles pourraient ainsi passer à côté des nouvelles approches proposées et qui pourraient tout à fait leur convenir. Il faut éviter de mettre dès le départ des barrières d’entrée. Éviter d’utiliser un mot qui sonne “mal” pour certains est une nécessité. D’où les BIENS COOPÉRATIFS.
  3. Le mot COOPÉRACTIF indique également une action. Dans le mot “COMMUN”, on pourrait laisser entendre que tout vient à chacun sans effort ou action. Dans cette optique, un BIEN COMMUN peut être vu comme un dû, reçu par tous, sans effort, du simple fait d’appartenir à la Communauté. C’est parfois vrai. Mais pas tout le temps. Et pas pour tout. Comme il faut passer de la Civilisation de la consommation à la Civilisation de la Création, le mot COOPÉRATIF nous rappelle qu’avant de partager, il faut d’abord créer. Et que cette création se fait dans l’action. De tous. À chacun son niveau ou son apport. Mais chacun d’une manière ou d’une autre participe, dans la création des BIENS COOPÉRACTIFS. Car dans  Coopéractif raisonne et résonne le mot actif.
  4. C’est également un bon point d’éviter les mots qui finissent en ISMES ! Historiquement, tous les concepts d’organisation de société finissant en ISME ont, à des degrés divers, plus ou moins bien mal tourné. Ce fut le cas du Royalisme, Socialisme, Capitalisme, Communisme, Fascisme et autres Ismes.
  5. On n’ira pas jusqu’à dire que le concept et la mise en place de COMMONS furent un échec total depuis 2 siècles, les travaux des Pionniers ont été fantastiques et indispensables, mais on ne peut pas dire non plus que cela fut un succès franc et massif. Il est temps de se donner de nouvelles énergies et vibrations en changeant de mot emblématique et étendard des concepts proposés.

Philippe AGRIPNIDIS

Co-Créateur de Biens COOPÉRACTIFS

Les Biens COOPÉRACTIFS sont une nouvelle forme d’organisation sociale et économique. ALPHARIS, la Manufacture des Biens Coopéractifs, est dédiée à l’imagination, l’assistance, la conception, la mise en œuvre et la diffusion de cette nouvelle forme d’organisation économique et sociale pour la création de produits, services et inventions.


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