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Les ressources de la Terre sont des Biens Communs ! Nous devons recycler à l’infini chaque gramme et millimètre.

Les évolutions des Civilisations se font à travers des degrés et au moins, deux grandes étapes qui se succèdent.

La première étape est celle des Possibilités successives. Possibilité de faire du feu à volonté, possibilité d’avoir un toit autre que naturel, possibilité de se nourrir sans devoir compter sur les ressources spontanément présentes dans la Nature, possibilité de se déplacer autrement que sur ses jambes, possibilité d’avoir de l’énergie autre que ses muscles, possibilité de se soigner autrement que par des ressources naturelles, possibilité de communiquer sans devoir être présents en face-en-face etc. Et possiblement, dans quelque temps, possibilité d’aller habiter sur d’autres planètes de son système d’Étoile.

Dans chacune de ses possibilités, les conditions techniques sont au fur et à mesure du développement de la Civilisation de plus en plus sophistiquées. On ne produit pas de l’énergie au XXIe siècle comme on en produisait dans l’Antiquité@preview. On n’habite pas dans les mêmes types de maison qu’au Moyen-Age. On a ainsi à la fois une progression dans le nombre de Possibilités et une progression dans la puissance de ces Possibilités.

Et plus une Civilisation progresse dans les puissances de ces Possibilités et plus les Possibilités possèdent un double impact. Un impact sur les conditions de vie de ses habitants. Et un impact sur les ressources naturelles du territoire de la Civilisation.Ce double impact est de plus en fort en fonction du développement de la Civilisation. Jusqu’à ce que les impacts atteignent un seuil. Le seuil de la mise en danger de la Civilisation. Danger sur les conditions de vie des habitants, aussi bien sanitaires que sociaux. Danger sur les ressources naturelles qui soient ne se renouvelle plus ou tout simplement disparaissent.

C’est alors le temps de la deuxième étape des Civilisations, la Maîtrise.

Nous sommes dans cette phase.
Potentiellement.

Il devient, enfin, clair que les ressources de la Terre ne sont pas, par essence, illimitées. Il devient enfin clair que l’utilisation effrénée de ces ressources sans recyclage empêchera toute possible utilisation, même minime, par nos descendants de ces mêmes ressources.

Il devient également clair que les conditions de vie sanitaires des habitants, sur de nombreux plans, alimentation, respiration, ne se sont pas améliorées sur les 70 dernières années. Au moment où sont écrites les lignes et que sévit la (première ?) pandémie du SARS-CoV-2, il est très visible que la réduction des activités humaines, avec les technologies actuellement employées, amène une très forte réduction de la pollution atmosphériques.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Parce que nous n’avons pas mis de limites aux Possibilités. Actuellement, presque à chaque fois qu’il y ait une Possibilité technologique, elle est utilisée et déployée. Sans regard sur les conséquences et les impacts. Que ce soit sur la Terre ou les habitants de la Terre. On peut techniquement détruire les insectes ou parasites qui attaquent nos récoltes, alors on les empoisonne sans penser à ce qui est le réceptacle premier de cet empoisonnement, la terre. Sans penser non plus au second réceptacle du traitement, les êtres humains. On peut faire techniquement calculer des algorithmes d’optimisation de travail et de production, alors on applique leurs “recommandations” sans penser aux conséquences humaines et sociales. On peut techniquement cloner un être humain, alors on le fait malgré les interdictions officielles.

Pratiquement tout ce qu’il est possible de le faire, l’être humain le réalise.
Sans penser aux conséquences ni aux impacts.
Que ce soit sur les futures générations.
Sur d’autres.
Et sur soi-même.

Or notre puissance de Civilisation Humaine, sur toute la Planète, est telle que nous pouvons, sans en être conscients et encore moins vraiment le vouloir, nous détruire. À petit feu. Lentement. Inexorablement. Jusqu’au moment où un point de non-retour sera atteint. Il sera alors trop tard. Notre volonté de faire tout ce qu’il nous est possible, tout le temps, de partout, nous amènera à un recul du niveau de la Civilisation Humaine. Voire pire.

Nous sommes à un moment de basculement de la Civilisation Humaine.
Nous devons passer des Possibilités à la Maîtrise de ces Possibilités.

Ce n’est pas l’intelligence qui nous sauvera. Mais la Sagesse. La Sagesse est fille de l’Amour et des Connaissances. Elle engendre des décisions qui sont pertinentes sur le long terme. Et qui semblent évidentes, mais parfois bien après l’application de ces décisions.

Il en sera ainsi de même pour la gestion des Ressources naturelles, au sens large, de la Terre. Tous les matériaux, métaux, énergies fossiles, toutes les composantes naturelles comme l’air, l’eau, le sol sont en quantité finies. Nous devons considérer leur exploitation sur une période équivalente à la durée de la planète Terre. Nous devons les économiser. Mais comment résoudre l’apparente contradiction entre nos besoins actuels en matériaux et en ressources, avec nos plus de 7,5 milliards d’habitants et cette rareté. Comment garantir aux 100 prochaines générations l’existence des mêmes possibilités, si ce n’est de consommation, mais d’usage ?

La seule réponse sage, celle qui ne veut pénaliser, ni les générations futures (elles auront des ressources) ni celle en cours (pas de retour à l’Antiquité dans le niveau de vie) passe par la réutilisation infinie des ressources naturelles.

Ce n’est que si nous produisons des objets qui sont recyclables à l’infini et à volonté et qui fonctionnent par des énergies renouvelables, quel que soit leur type, que nous pourrons garantir à notre génération et à celles qui vont suivre, le niveau de vie d’une Civilisation développée et maîtrisée.

Tout objet qui est fabriqué, y compris son emballage, doit être recyclable au gramme près. Et au millimètre. Facilement. Tout doit pouvoir se démonter jusqu’au cœur même de l’objet, dans ses composants les plus fins qui sont eux-mêmes recyclables. Plus rien ne doit pouvoir être jeté sans être réutilisable à 100%. Que ce soit le moindre millimètre ou le simple gramme.

On ne peut plus se permettre de jeter quoi que ce soit.
Tout doit être recyclé à l’infini.

Comment cela peut-il exister ?

Premièrement, on a vu que cela devait exister. Il nous faut donc trouver le moyen pour que cela arrive 🙂
Deuxièmement, cela ne peut se faire que si la conception des produits, des objets, des emballages, est prévue pour. Plus que la Production, c’est la Conception qui sera la clef de la mise en conformité absolue à ce principe de recyclage infini. Pour l’instant ce recyclage infini n’existe pas parce que rien n’est prévu pour que cela soit le cas. Il n’y a pas de contraintes, d’imposition, de contrôle. Il faut donc tout mettre en place. Mais il n’y a rien d’impossible techniquement. C’est juste, encore une fois, que rien n’est prévu pour. Et rien n’est imposé pour que cela soit le cas. Une fois de plus ce sont les NORMES qui créeront les conditions de l’évolution. C’est par elles que se mettront en place, patiemment, les nouvelles habitudes et capacités de production.

Car rien ne se fera immédiatement. Ni même en une seule fois. Le chemin à parcourir est également à créer. Il nous faut en premier fixer les exigences, celles du recyclage à l’infini. Puis il nous fixer des échéances. Elles seront différentes. Différentes suivant les objets et leur complexité de fabrication. Un petit moulin à moudre du café n’est pas aussi complexe qu’une voiture. Différentes suivant les pays aussi. Et peut-être avec des souplesses d’adaptation suivant la taille des Entreprises. Une multinationale a plus de capacités à répondre plus tôt à ces exigences qu’une entreprise de quelques personnes. D’autres adaptations devront être mises en place. Mais des dates butoirs devront être respectées. Après celles-ci, non seulement les ventes seront interdites, mais également la production. Un Nouveau Monde doit se mettre en place. Il faut laisser du temps à l’ancien pour qu’il disparaisse, pas pour qu’il perdure.

Techniquement, et c’est aussi ce qui est passionnant, c’est que presque tout à inventer. Les conceptions, les fabrications de composants pouvant être recyclés à l’infini, les assemblages de ces composants. Les procédés de recyclage seront aussi différents et inédits pour chaque type de composant, fonderie, broyage, décomposition… Eux aussi se mettront en place petit à petit. Mais plus rien ne doit être produit sans responsabilisation des fabricants et des consommateurs.

La mise en place du recyclage infini amène également d’autres perspectives à l’usage des objets. Puisque tout est recyclable et démontable par le consommateur, celui-ci peut réparer lui-même son objet en panne. En changeant juste un composant. Ou en achetant des pièces détachées, qui sont-elles même recyclables à 100%.

C’est donc bien un mode de vie et de consommation différent qui se mettra en place. Mode de vie où ce sont les consommateurs qui seront responsables de la bonne mise à disposition de l’objet en fin de vie. Ce seront à eux, en tout cas ils pourront le faire directement, de démonter jusqu’au moindre gramme et millimètre l’objet qu’ils ont acheté ou récupéré, lorsque celui-ci ne pourra pas être réparable. La vraie consommation passe par la responsabilisation. Ce sont nos achats qui font la différence. D’où la nécessité des Normes pour que l’Offre puisse répondre à la fois à la demande des consommateurs, mais aussi à la nécessité de la bonne gestion des Biens Communs que sont les matériaux et ressources de la Terre.

Tout produit que nous utilisons peut faire l’objet d’un recyclable total et infini.
Et si nous voulons que la Civilisation Humaine perdure sur les prochaines générations à venir, nous devons mettre en place les Normes pour que tout objet SOIT bien recyclage en totalité et à l’infini.

Quel sera le premier pays à mettre en place cette volonté et cette exigence ?
Volonté et exigence qui lui permettront d’ailleurs de développer ou redévelopper son industrie Nationale pour répondre aux nouvelles Normes.

Car oui, être sage, c’est prévoir la longévité.
Mais aussi organiser la prospérité collective et l’épanouissement individuel.

Alors recyclons à l’infini au plus tôt !


Philippe AGRIPNIDIS

Co-Créateur de Biens COOPÉRACTIFS

Les Biens COOPÉRACTIFS sont une nouvelle forme d’organisation sociale et économique. ALPHARIS, la Manufacture des Biens Coopéractifs, est dédiée à l’imagination, l’assistance, la conception, la mise en œuvre et la diffusion de cette nouvelle forme d’organisation économique et sociale pour la création de produits, services et inventions.

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