astéroïdes orbitant sur une planète Bleue @claudioventrella

Les Astéroïdes sont aussi des BIENS COMMUNS ! [Au moins les astéroïdes contenant des minerais :-) ]

L’AVENIR

La surexploitation des ressources minières de la Terre conduit déjà certains à contourner, voire à réfuter et à nier, les conséquences de ces attitudes et de ces choix, en proclamant une appropriation, pour leurs propres intérêts privés, des ressources naturelles du système solaire, à savoir les astéroïdes dits minéraux. En particulier ceux qui contiennent des minéraux ultra rares. Techniquement parlant, diverses initiatives ou projets ont été lancés. Mais la forme et le contenu sont les mêmes. La forme est de ramener sur Terre les minerais, raffinés ou non, des astéroïdes pour les vendre au plus offrant. L’essentiel est de s’approprier les ressources selon le principe du premier arrivé, premier servi. Et après moi, le déluge [Astéroïdes ou pas !]

Mais ces astéroïdes ne sont pas des objets qui auraient été fabriqués par ceux qui prétendent les monopoliser pour leur propre profit [Comme si le fait qu’un renard entre dans un poulailler, avant le fermier, lui donnait le droit de tuer toutes les poules, sans même les manger]. Nous devons répéter ce fait et créer/améliorer l’État de droit nécessaire pour garantir que ces astéroïdes appartiennent à tout le monde, à l’humanité tout entière et aux générations futures.

Ces biens collectifs constituent donc un BIEN COOPÉRATIF universel à part entière. Les bénéfices de leurs opérations doivent aller à chaque personne de l’Humanité, distribués, cette fois, de façon tout à fait égale. Chaque être humain recevant autant, ni plus, ni moins, que n’importe quel autre être humain.

Propositions pour une organisation PRATIQUE de cet ACTIF COOPÉRATIF.

Créons une structure dédiée à l’exploitation de ces Astéroïdes que nous rattacherons à une méta-structure que nous appellerons OCCC : Office central de coordination des communes, que nous appellerons familièrement “O3C” [Précisons également que nous nous abstiendrons d’ajouter le mot Fondamental au nom de l’Office pour des problèmes de sonorité d’acronyme]. Les principes de fonctionnement seront les suivants :
– Consultation de plusieurs études de Cross-Expertise afin de déterminer les normes de sécurité pour l’exploitation de ces Astéroïdes. Outre les problèmes liés à l’exploitation des astéroïdes par les astronautes (accidents sur les membres allant du coup de marteau sur les doigts à la jambe écrasée, déchirure de la combinaison, fuite d’air dans les vaisseaux ou la station spatiale, etc.), il faudra prendre en considération notamment la sécurité lors du transfert de l’astéroïde ou de son contenu vers la Terre. Il serait très gênant [mon petit doit me dire que des plaintes, peut-être même légitimes, sont à prévoir] de voir un astéroïde tomber sur une ville ou même simplement dans un océan. La consultation de ces rapports d’experts (sur la base d’un appel d’offres à la discrétion du plus offrant) servira à établir des NORMES. Des normes qui peuvent évoluer dans le temps et être enrichies par des expériences opérationnelles réelles.
Ces normes de sécurité seront également utilisées pour déterminer, de manière minimale, le nombre et la qualification du personnel nécessaire à la bonne utilisation des ressources. Sans trop entrer dans les détails, c’est ici que l’on peut décrire la formation nécessaire de ces personnels, les conditions de travail (durée, fréquence, repos), les tests de capacité, le reclassement éventuel, etc.

– La consultation de plusieurs expertises croisées pour déterminer le nombre de ventes possibles dans certaines zones, précisément et spatialement délimitées par des autorisations en bonne et due forme sur des périodes limitées, les astéroïdes peuvent être collectés et exploités. Pour utiliser des références historiques, nous parlerons des permis d’exploitation et des concessionnaires.

– La consultation de plusieurs études de Cross-Expertise pour déterminer le nombre de ventes possibles dans certaines zones, précisément et spatialement délimitées par des autorisations en bonne et due forme sur des périodes limitées, les astéroïdes peuvent être collectés et exploités. Pour utiliser des références historiques, nous parlerons des permis d’exploitation et des concessionnaires.

– Les appels d’offres : Sur la base de ces différentes expertises, puis de leurs mises à jour dans les modèles de connaissance, des appels d’offres internationaux seront lancés. L’appel d’offres comprendra les minimums décrits dans ces rapports d’experts et les quotas de distribution des ventes d’Astéroïdes. Le schéma de distribution est le suivant :
– Tout d’abord, définition d’un coût minimum de la licence d’exploitation, non remboursable et payable d’avance. Le concessionnaire s’engage à verser à la Communauté 20 % de la somme indiquée dans les études, à ses risques et périls financiers. Qu’il en résulte un faible profit, un léger déficit ou une perte totale des investissements. Ce n’est pas le problème de la Communauté.
– Une grille dégressive des coûts de concession. Sur la base des évaluations de performance prévues dans les études, une grille de performance spécifique à chaque concession sera établie. Mais cette grille aura toujours la même progression dégressive pour toutes les concessions. Seules les quantités, les seuils de chaque intervalle de pourcentage seront différents en fonction de la taille du permis. Dans tous les cas, le seuil de 50% de bénéfice pour O3C (car il faut comprendre que les Astéroïdes sont des minéraux appartenant, au moins à tous les êtres humains et donc leur exploitation doit d’abord aller aux habitants de la Terre,) sera le seuil minimum. La grille peut être de ce type :
Premier quart des astéroïdes collectés (réduit à la masse prévue pour être collectée. Sinon, en raison de l’échelle croissante de rendement offerte aux entreprises privées,
les 25 % d’astéroïdes collectés en premier seraient les plus petits à conserver dans la dernière tranche, les plus rentables, les plus gros astéroïdes) :

70% d’humains et 30% d’entreprises privées
La fourchette est de 25 à 50 % : 66% d’humains et 34% d’entreprises privées
La fourchette est de 50 à 75 % : 60% d’humains et 40% d’entreprises privées
Fourchette de 75 à 100 % : 55 % d’humains et 45 % d’entreprises privées.
Au-delà des 100 % d’astéroïdes identifiés dans la zone de concession : 50% pour les habitants de la Terre, 50% pour la Société privée.

PROPOSITIONS

Il est évident que les seuils proposés ne sont que des propositions pour lancer les débats et les échanges. L’essentiel est de comprendre l’esprit du mécanisme et de préserver les bénéfices partagés pour tous les habitants de la Terre.
Si certains pensent que la répartition proposée, un maximum de 50% pour le secteur privé n’est pas assez motivant et incitatif, rappelons simplement 2 certitudes.
a) Les entreprises privées n’ont pas créé les Astéroïdes.
b) Les bénéfices d’exploitation des astéroïdes seront si énormes et considérables ! Un seul petit astéroïde pourrait valoir des milliards d’euros ou de dollars.
– Au-delà du maximum prévu dans les rapports d’experts, le seuil de 50% des bénéfices sera accordé aux opérateurs (La nature des allocations entre
les différents employés (mineurs et ingénieurs de l’espace) de la
Concessions et investisseurs, sera l’un des critères de l’appel d’offres
afin de promouvoir les initiatives les plus équitables).

– Les différents critères mentionnés seront :
– La description du matériel utilisé (loué ou créé pour l’occasion) qui relève de la responsabilité du concessionnaire.
– La description des techniques d’exploitation – harponnement des astéroïdes
– Une description des techniques de récupération des métaux
– Une description des techniques de transfert de ces métaux vers la Terre.
– Les conditions de fonctionnement des équipes d’intervention, que ce soit sur Terre ou dans l’espace.

Comment calibrer correctement l’expertise sur les avantages et les rendements potentiels ?
En procédant par méthodes, c’est-à-dire par expérimentation, par petits lots et par échantillonnage sur de très petites surfaces dans
quantité d’astéroïdes au départ. Une fois qu’un modèle de connaissance est un peu plus grossièrement dessiné, d’autres appels d’offres pour des exploitations agricoles pourraient être lancés.

Modèles de Connaissances : KM de O3C. Avec financement.

Le KM (Knowledge Model) d’Asteroids est composé de plusieurs éléments. Il sera initialement composé de Multi Expertizes
de déterminer les normes de sécurité, tant au niveau de la qualité minimale des équipements que du nombre minimal de personnel et de sa formation. Le nombre de salaires minimums pour les “travailleurs sera à déterminer. Les incitations et un certain nombre de primes sont proposées comme minimum identique pour chaque thème d’activité (pilotage, récupération…)

Outre une garantie minimale correspondant aux salaires minimums en vigueur dans les pays développés, les compensations et les éventuelles primes ne seront versées aux salariés qu’après la vente de la production et les recettes des autres entreprises du secteur minier. (Et ce pour éviter que les acteurs ne soient payés pour ne rien faire ou ne prétendent être actifs).
D’autre part, les paiements des employés, après la vente des minéraux, sont garantis par l’O3C qui est elle-même assurée par un Pool d’assurance pour avoir les paiements nécessaires si nécessaire.

Et comme l’indiquent les avertissements pour les boissons alcoolisées, les astéroïdes doivent être collectés avec modération ! Ceci pour trois raisons principales identifiées au moment de la rédaction du présent document. Et pour différentes raisons, je ne mentionnerai qu’une seule de ces trois raisons.

La durée de la civilisation humaine. Bien que les comportements de certains suggèrent que leur visibilité de la durée de la Civilisation Humaine est, au plus, de 50 ans, il est nécessaire de s’inscrire dans une perception à long terme. Et une fois de plus, les ACTIFS COOPERATIFS peuvent participer à la mise en œuvre de cette durabilité. Et quand on parle de projeter la durabilité de la Civilisation, on ne parle pas de quelques décennies, ni de centaines. Ni même de milliers ! Si nous prenons la date de naissance du premier ancêtre de l’Homme, disons Toumaï, même si cela ne fait pas consensus et si d’autres fossiles humains sont trouvés plus anciens et dans d’autres endroits que l’Afrique, la date,
approximatif bien sûr, [On ne dira jamais assez des méfaits de l’absence d’état civil à l’aube de l’humanité mais bon…] est de – 7 millions. Il semble donc rationnel de se projeter sur une période de temps équivalente. Il est donc nécessaire de s’organiser pour gérer la Planète et la civilisation humaine sur au moins 7 millions d’années. Et nous écrivons 7 millions parce que c’est finalement un objectif très modeste par rapport au potentiel de vie de la planète Terre. La fin de la vie sur Terre est, pour l’instant, ce qui reste à prouver et non à conjurer, liée à la fin de la vie du Soleil. La fin de la vie est estimée, en général, à 5 milliards d’années à partir de maintenant.
Il est donc logique qu’en ce qui concerne la civilisation humaine sur Terre, elle se projette sur 5 milliards d’années. Avec un tel chiffre à atteindre, il est clair que la parcimonie de l’exploitation des ressources naturelles, même à l’échelle du Système Solaire, doit être mise en jeu. Il est donc nécessaire de se projeter sur une utilisation très, très, très, très, très grande de ces ressources.
Quels sont les pourcentages précis, la pondération, les pénalités à appliquer dans les appels d’offres ? Pour l’instant, l’auteur n’en a aucune idée :-). Et cela n’a pas d’importance. Cela sera analysé et étudié par d’autres personnes et équipes avant le premier appel d’offres de la concession. Parce qu’il est plus important de décider d’abord sur le fond, l’esprit d’avoir une concession pour le bénéfice de chaque être humain sur Terre. Et de s’adapter ensuite aux formes possibles lorsque le temps de l’action est venu. Des formes (techniques, sociales) qui évolueront entre le moment de la rédaction de l’article et les premières exploitations.

Initié le 25 mars 2019

Sources d’information et de réflexion.
L’extraction des minéraux sur la terre en 2019.


Ajouts après la rédaction de l’article

  • Les premiers calculs de collecte et d’utilisation d’astéroïdes : Cet astéroïde vaut plus de 7 millions de fois toute l’économie mondiale. A voir sur le site web de Paris Match.

Philippe AGRIPNIDIS

Co-Créateur de Biens COOPÉRACTIFS

Les Biens COOPÉRACTIFS sont une nouvelle forme d’organisation sociale et économique. ALPHARIS, la Manufacture des Biens Coopéractifs, est dédiée à l’imagination, l’assistance, la conception, la mise en œuvre et la diffusion de cette nouvelle forme d’organisation économique et sociale pour la création de produits, services et inventions.



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