Les 5 cercles Concentriques des BIENS COOPÉRACTIFS – Degrés et zones d’influences.

L’existence et les degrés d’influence et d’impact des BIENS COOPÉRACTIFS se font sur une échelle de 5 degrés. Nous utiliserons ces échelles et dénominations pour catégoriser les études et propositions de BIENS COOPÉRACTIFS, Physiques ou Numériques, qui seront abordés sur ce site. Cela nous permet d’avoir un vocabulaire et des références communes lors des échanges et réflexions qui seront menés.

  • 1) LOCAL
    • Par définition, tout BIEN COOPÉRACTIF (COMMONS) Physique, est local. Il est toujours ancré dans un territoire. Il peut avoir un rayon d’influence sur les humains vivant près de lui de quelques centaines de mètres (Étang) à plusieurs kilomètres (Lac).  La notion géométrique de cercle représente bien cette sphère d’influence.
    • Comme dans les autres définitions, à l’exception de celle dite Universelle, la zone de cette sphère d’influence est décidée culturellement. Si on sait on commence le local [sur place 🙂 ], savoir où il s’arrête est moins évident. C’est une notion qui est vraiment spécifique à chaque territoire. Certaines zones locales ne font que quelques kilomètres (voire parfois moins pour les habitants de quartier comme les 111 de ceux de Marseille), d’autres considèrent que 20, 30 ou 50 km sont encore du local.  
    • Pour certains types de BIENS COOPÉRACTIFS de Production (Imprimante 3D partagée par exemple), la zone locale, par sa proximité avec les habitants, les producteurs et consommateurs des biens produits par ces BIENS COOPÉRACTIFS, est la taille idéale et recherchée.
    • Il peut y avoir des BIENS COOPÉRACTIFS numériques uniquement locaux. Mais leur influence est par essence limitée. Et leur existence moins pertinente que des BIENS COOPÉRACTIFS Numériques au moins Nationaux.
  • 2) RÉGIONAL 
    • La définition géographique du régional peut être facilitée en prenant comme convention que c’est le niveau intermédiaire entre le local qui se définit très facilement (voir plus haut) et le prochain niveau d’existence et d’exercice des Biens COOPÉRACTIFS, qui est le niveau national, le niveau de l’état. 
    • Toujours en termes géographiques, on parlera d’un territoire qui fait au moins plusieurs dizaines de kilomètres jusqu’à plusieurs centaines voire milliers pour exceptionnellement certains d’entre eux.  
    • Suivant le type de BIENS COOPÉRACTIFS Naturel (Ressources, matières premières), les capacités de production et la propriété peuvent appartenir en totalité à la Région concernée. Une mine d’Or en Guyane appartient ainsi à ce que l’on appelle une “région” en Biens COOPÉRACTIFS (même si le niveau juridique de l’état Français considère que c’est à la fois une région mais aussi un département).  Par contre un fleuve comme le Rhône (Voir niveau suivant : national) n’appartient pas, en totalité, à ce niveau de cercle des Biens COOPÉRACTIFS. 
    • Il peut y avoir des BIENS COOPÉRACTIFS numériques uniquement locaux. Mais leur influence est par essence limitée. Et leur existence moins pertinente que des BIENS COOPÉRACTIFS Numériques au moins Nationaux.

  • 3) NATIONAL
    • La zone d’influence des BIENS COOPÉRACTIFS (COMMONS) Physique de ce type est le pays dans lequel ils résident, en totalité. La Loire est une ressource nationale pour la France. Mais pas le Rhône car il appartient aussi à la Suisse. De même que le Nil n’appartient pas qu’à l’Égypte mais aussi au Soudan, à l’Ethiopie, à l’Ouganda et à la Tanzanie.
    • Dans ce niveau d’influence, la zone géométrique est plus un rectangle (bords d’un fleuve le long de son cours) qu’un cercle.
    • C’est le niveau où les BIENS COOPÉRACTIFS Numériques commencent à avoir des impacts forts, car ils s’adressent potentiellement à tous les habitants d’un pays, sans limitation d’usage en raison d’une présence géographique particulière (hors problème de raccordement à l’Internet).

  • 4) CONTINENTAL
      • Ce sont des BIENS COOPÉRACTIFS dont l’influence se fait à la taille et à l’échelle d’un des 7 continents reconnus comme l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud (séparés par le Canal de Panama), l’Asie, l’Europe, l’Océanie et l’Antarctique. Les 7 continents peuvent être réduits à 6 ou 5. L’important est de comprendre la taille et l’influence que doivent avoir les BIENS COOPÉRACTIFS Naturels de cette catégorie-là. Les chutes d’Iguazù peuvent être considérées comme un COMMONS de Continent. Que cela soit que pour l’Amérique du Sud ou pour un Continent Américain regroupant le Sud et le Nord.
      • Toujours en termes de ressources naturelles, des fleuves comme le Rhin oule Danube ou le Nil  sont typiquement des ressources de type Continentale. 

  • 5) UNIVERSEL
    • C’est le stade de BIENS COOPÉRACTIFS qui concerne, potentiellement, l’ensemble des habitants de la Terre. Et la Planète.
    • Plus que dans les autres degrés précédents, les BIENS COOPÉRACTIFS Numériques prennent toutes leurs utilités et puissances à ce niveau Universel. Ce sont tous les outils qui peuvent être utilisés par tous les habitants de la Terre sous une forme numérique et virtuelle, avec tous les avantages du Numérique. La Connaissance, partagée, et évolutive, au service de tous, diffusée par le Numérique est une forme de BIEN COOPÉRACTIF Numérique Universel. Mais nous n’en sommes pas encore à ce stade. Le concept de Bibliothèque et de présence de “Texte” est complètement dépassé par rapport aux enjeux et aux besoins. Mais cet exemple est typiquement un BIEN COOPÉRACTIF Universel. À noter que ce BIEN COOPÉRACTIF Numérique de Connaissance est à différencier du Bien COMMUN Universel de l’Histoire de l’Humanité, des Civilisations, des Pays, des régions, des villes, des familles. Qui lui peut se faire dès maintenant avec les  outils disponibles et dans un concept plus classique de Bibliothèque. Un autre BIEN COOPÉRACTIF Numérique Universel possible est celui des Inventions et Brevets à partager entre tous les habitants de la Terre.

    • Les BIENS COOPÉRACTIFS Physiques, Naturels, de niveau Universel ont une importance clef pour l’humanité. À noter que pour les BIENS COOPÉRACTIFS Physiques, la taille de ces Biens COMMUNS Universels n’est pas identique à la taille de la Planète. Mais ils ont, pour différentes raisons, et sur différents plans, une importance vitale pour la Civilisation Humaine.
      On peut prendre l’exemple de l’Amazonie comme Bien COMMUN Universel, avec le cliché, du poumon vert de la Terre. Mais le Groenland, l’Antarctique et leurs masses de glaciers, et donc d’eau douce, peuvent aussi être considérés comme des Biens COMMUNS Universels.
      Mais on doit aussi considérer, les nodules métalliques de métaux rares se trouvant, notamment, dans le Pacifique Sud, comme des Biens COMMUNS Universels. Il n’est ni prudent ni avisé, ni adapté de les laisser gérer uniquement par le Secteur Privé. 
      Également, l’ensemble des ressources Pétrolières et Gazières hors des eaux territoriales des pays doit être considéré comme des Biens COMMUNS Universels. Et d’ailleurs, toutes les Ressources de Matières premières, au sens large du terme, présentes sur la Terre (et dans l’Espace)  doivent être considérées comme des Biens COMMUNS Universels, des BIENS COOPÉRACTIFS, devant être exploités pour le plus grand bien du plus grand nombre.

Mise à jour de l’article

1) Le 18 février. Ajout du niveau régional 🙂 et précision sur le niveau national.

Philippe AGRIPNIDIS

Co-Créateur de Biens COOPÉRACTIFS

Les Biens COOPÉRACTIFS sont une nouvelle forme d’organisation sociale et économique. ALPHARIS, la Manufacture des Biens Coopéractifs, est dédiée à l’imagination, l’assistance, la conception, la mise en œuvre et la diffusion de cette nouvelle forme d’organisation économique et sociale pour la création de produits, services et inventions.


This post is also available in: English (Anglais)

Tags: No tags