Evolution Tag Words By Boris15

Comment faire durer une Civilisation ? En considérant les Biens Naturels comme des Biens COMMUNS au service des générations Futures.

Si par un raccourci, peut-être audacieux, on admet que la Civilisation Humaine a commencé avec l’ancêtre le plus éloigné actuellement connu, à savoir Toumaï, découvert au Tchad par les équipes de Michel BRUNET, on peut donc dater notre Civilisation de 7 millions d’années. Et sur la base de cette connaissance, on peut se fixer comme objectif, pour notre Civilisation Humaine, de durer au moins ce laps de temps.
Se situer pile poil au milieu de cet arc de temps est peut-être complètement inapproprié (et faux), mais au moment où ces lignes sont écrites, personne à notre connaissance, ne situe la durée prévue, optimale ou même souhaitée de la Civilisation Humaine. Elle se situe hors réalité du Temps, comme si elle était là depuis le début de la Planète Terre, et ce jusqu’à la fin des Temps. Il n’y a pas de projection sur l’avenir.

Pourtant la moindre des choses, comme objectif moral et décent, serait de se fixer l’ambition de durer au moins 7 millions d’années supplémentaires. Avoir l’ambition pour les générations Futures de faire durer la Civilisation Humaine de ce même laps de temps ne semble pas déplacé.

Or si on observe le comportement actuel et global de la Civilisation Humaine en cours, avec l’utilisation des ressources naturelles, des matières premières, le respect de la nature, la journée du dépassement du seuil de renouvellement toujours plus tôt d’année en année on voit bien qu’il va être très très difficile de tenir ne serait-ce que 100 ans à ce rythme-là. Certains prédisent même un effondrement non pas dans 2 ou 3 décennies, mais pour les prochaines années à venir.

Alors dans le cadre de cette réalité actuelle et de ces comportements en cours, comment organiser cette durabilité sur long terme ? En faisant de la prévention ? De l’information ? De la sensibilisation ? Du changement de comportement ? Certes, mais pas que.

Il nous faut surtout reconsidérer les Ressources Naturelles de toute la Terre comme appartenant aussi aux Générations Futures et donc à les préserver avec une planification d’usage. Pour ce faire on utilisera deux approches conjointes qui vont fonctionner comme des mâchoires d’un étau.

La première pression s’effectuera sur les techniques et méthodes de production. L’objectif sera, à la conception :

  • De minimiser la présence de matériaux.
  • De maximiser la présence de matériaux entièrement recyclables.
  • De faciliter l’extraction, la séparation de chaque composant de produit
  • de permettre de remplacer facilement et rapidement chacun de ses composants pour éviter de jeter l’ensemble du produit lors d’une simple panne de ses composants (cas des téléphones à batterie non amovibles).
  • De permettre l’identification et le tri possible des composants non facilement recyclables ou alors de manière peu subtile (Fonte dans les Hauts Fourneaux) pour malgré tout pouvoir en réutiliser le plus possible.

La deuxième mâchoire est la gestion dans le temps des Ressources Naturelles, au sens large, de la Planète. Il conviendra pour chaque type de Matière Première (Pétrole, gaz, métaux) :

  • De lister les Ressources connues en exploitation
  • de quantifier du mieux possible les capacités de ces ressources
  • d’estimer le potentiel des Réserves identifiées
  • de raisonnablement se projeter sur une estimation des possibles Réserves restant à trouver.
  • De calculer le nombre d’années
  • et de faire sur les prochains millénaires des choix d’exploitation et d’usage en fonction des capacités trouvées

En complément de ces deux actions, il faudra également établir les nouveaux actes de propriété et d’usage des Ressources de Matières Premières. 4 niveaux d’intensité sont possibles.

  1. Considérer que l’ensemble des Ressources Naturelles actuellement en exploitation, quelles que soient leurs localisations et leurs appartenances, sont la propriété de toute l’Humanité et des générations à venir.
    Cette possibilité paraît peu réaliste à l’heure actuelle. Utopique. Pourtant, peut-être que certains événements mondiaux vont permettre une prise de conscience et une application accélérée de cette mesure. L’Utopie d’hier est parfois la réalité du lendemain.
  2. Considérer que ce qui appartient actuellement aux Entreprises privées ou États appartient toujours à ces organismes, mais que toute nouvelle découverte de gisement ou de mines se fait désormais sous l’égide de l’Humanité et de son ou ses représentants légaux (ONU ? Nouvelle structure ?).
  3. Reconnaître d’ores et déjà que les ressources se situant en-dehors des Eaux Territoriales n’appartiennent à personne en particulier et donc in fine à tous les habitants de la Planète, y compris les générations à venir. Et que les ressources naturelles ou à venir, situées dans les territoires des États restent sous le contrôle des lois de cet État.
  4. Dernier niveau d’intensité possible, décider de la mise en place ultérieure, voire dans un certain Temps, d’un des 3 précédents niveaux. Cependant, plus on attend et plus les difficultés s’accumulent. Si l’on veut être efficace, il y a une urgence à mettre en place de nouveaux mécanismes.

Ainsi on voit bien que si l’on veut inscrire dans le Temps la Civilisation Humaine, la préservation, le recyclage, l’usage avec parcimonie et une autre forme de Propriétés des Ressources (des Merveilles) Naturelles sont indispensables. Il faut les appliquer au mieux et au plus vite.

Et la volonté peut devancer la réalité !
Peut-être que si, symboliquement, il y a un accord d’une très grande majorité de pays pour se partager équitablement (le sujet des formes et modalités de la répartition sera abordé dans un autre article) des futures découvertes dans une zone (hors Eaux Territoriales pour commencer) bien délimitée (exemple au centre de la Méditerranée), il y aura alors, peut-être des découvertes, inattendues, qui vont venir de cette nouvelle forme d’entente et de collaboration. Faire travailler ensemble des Femmes et Hommes venant d’horizons divers pour un objectif commun permettra de générer des nouvelles idées, méthodes, outils qui permettront à terme l’exploitation durable et raisonnable de ces nouvelles Ressources.

En complément des méthodes de conception et de recyclage, ces nouvelles capacités de ressources permettront de faire durer cette Civilisation pour atteindre ce cap symbolique des autres 7 millions d’années à faire vivre aux générations à venir.

Et si l’on est vraiment ambitieux, le seul objectif adapté est de faire perdurer cette Civilisation Humaine sur Terre jusqu’à la disparition du Soleil ou du moins jusqu’à ce que l’expansion de celui-ci, en étoile géante rouge, prévue dans les connaissances actuelles, dans 5 milliards d’années “mange” la Terre. Ou que tout autre événement néfaste, hors de contrôle et/ou de responsabilité de l’Humanité, arrive à notre Civilisation.

Alors en avant pour 5 Milliards d’années !


Philippe AGRIPNIDIS

Co-Créateur de Biens COOPÉRACTIFS

Les Biens COOPÉRACTIFS sont une nouvelle forme d’organisation sociale et économique. ALPHARIS, la Manufacture des Biens Coopéractifs, est dédiée à l’imagination, l’assistance, la conception, la mise en œuvre et la diffusion de cette nouvelle forme d’organisation économique et sociale pour la création de produits, services et inventions.


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