Occasions manquées de la Civilisation

H√©ron d’Alexandrie ou l’Art pour une Civilisation de perdre 1 600 ans de d√©veloppement technologique !

1) Qui √©tait H√©ron d’Alexandrie ?

H√©ron d’Alexandrie

Tout d’abord, pour ceux qui ne connaissent pas bien H√©ron ou du moins sa vie :-), pr√©sentons-le rapidement. H√©ron est aussi connu sous le nom de H√©ron d’Alexandrie. Il a v√©cu au premier si√®cle de l’√®re occidentale dans la c√©l√®bre ville de l’Antiquit√©, Alexandrie , Il √©tait un ing√©nieur grec (ou du moins hell√©nistique) et est consid√©r√© comme l’un des plus grands exp√©rimentateurs de cette √©poque. M√™me s’il est suppos√© avoir √©t√©, en partie, grandement influenc√© par le travail de Ct√©sibios, il est le p√®re de plusieurs inventions remarquables comme le premier distributeur automatique, un orgue actionn√© par une roue √† vent et bien d’autres. La plupart d’entre elles ont √©t√© perdues et nous connaissons si peu de choses de son incroyable travail.

Tout d’abord, pour ceux qui ne connaissent pas bien H√©ron ou du moins sa vie :-), pr√©sentons-le rapidement. H√©ron est aussi connu sous le nom de H√©ron d’Alexandrie. Il a v√©cu au premier si√®cle de l’√®re occidentale dans la c√©l√®bre ville de l’Antiquit√©, Alexandrie , Il √©tait un ing√©nieur grec (ou du moins hell√©nistique) et est consid√©r√© comme l’un des plus grands exp√©rimentateurs de cette √©poque. M√™me s’il est suppos√© avoir √©t√©, en partie, grandement influenc√© par le travail de Ct√©sibios, il est le p√®re de plusieurs inventions remarquables comme le premier distributeur automatique, un orgue actionn√© par une roue √† vent et bien d’autres. La plupart d’entre elles ont √©t√© perdues et nous connaissons si peu de choses de son incroyable travail.

Une repr√©sentation allemande imaginaire au 17e si√®cle de Heron d’Alexandrie

2) La merveilleuse invention de la machine à vapeur 1 600 ans avant sa re-création !

Eolipyle de Heron

Eolipyle de Heron

Mais probablement, l’invention la plus √©tonnante d’Heron fut l’Eolipyle, un moteur √† vapeur au premier si√®cle de notre √®re. H√©ro √©tait si renomm√© pour cette cr√©ation que l’Eolipyle √©tait parfois directement appel√© “moteur de H√©ron” ! Il s’agissait d’une machine √† vapeur tr√®s basique, probablement bas√©e sur les travaux ant√©rieurs de Ct√©sibios sur ce sujet. Mais il l’a certainement am√©lior√© et perfectionn√©. L’invention originale n’√©tait probablement capable de produire qu’un vent chaud (voir la description de Vitrivius : “lorsque l’eau commence √† bouillir, un vent violent en sort”). Gr√Ęce aux travaux d’H√©ron (voir l’illustration de son livre “Pneumatica”), le potentiel du moteur √† vapeur avait franchi une nouvelle √©tape.

1 600  √† 1 700 ans plus t√īt

Que le fardier de Joseph CUGNOT ou le premier cylindre à vapeur par Denis PAPIN.

Par ¬© Roby. Avec l’aimable permission du Mus√©e des Arts et M√©tiers, Paris., CC BY-SA 3.0,

Alors, qu’est-ce qui a mal tourn√© ?

Comment a t(on pu louper une telle opportunité de développement.

Ancien papyrus roulé isolé sur fond blanc Par Alexlukin

H√©ron a fait son travail. H√©ron √©tait un h√©ros pour son √©poque. Et il aurait pu √™tre aussi un immense h√©ros pour la civilisation humaine mais malheureusement il ne l’a pas √©t√©. Ce n’√©tait pas sa faute. Il √©tait plac√© dans un contexte, historique et technologique, o√Ļ la transmission du savoir n’√©tait pas possible. Les choses qui ont √©t√© faites sont maintenant faites. N’ayons aucun regret et tirons simplement la conclusion de cette occasion manqu√©e pour notre √©poque.

Cette occasion manqu√©e √©tait due √† l’absence de r√©seau de distribution de la connaissance. C’√©tait le probl√®me d’H√©ron et de ses coll√®gues.

Mais quel est maintenant notre problème de connaissance collective ?
Nous disposons d’un magnifique et puissant r√©seau partag√© de distribution de la connaissance, l’Internet.
Mais quel est l’√©norme probl√®me dont nous ne voyons ou ne r√©alisons m√™me pas l’existence √† notre √©poque moderne ?

Nous ne sommes pas confront√©s au m√™me probl√®me qu’Heron. Nous disposons de ce puissant outil de distribution et de partage des connaissances qu’est Internet. Mais nous devons faire un pas de plus. √Ä l’√©poque d’Heron, il existait un langage commun pour d√©crire le savoir-faire et la connaissance. Ce n’√©tait pas le latin, la langue des dirigeants de l’Empire romain… mais le grec ancien. C’√©tait le support, le moyen de partage des connaissances. A l’√©poque, c’√©tait suffisant. D’une certaine mani√®re, c’√©tait un moyen de standardisation de la connaissance. Et en r√©alit√©, c’√©tait le SEUL moyen possible.

Normalisation des connaissances

Les Math√©matiques nous montrent l’exemple.

Par Basile Morin – Travail de l’auteur, CC BY-SA 4.0,

Nous avons donc vraiment besoin d’une nouvelle normalisation de la connaissance. Nous devons aller plus loin que les simples mots (dans diff√©rentes langues !) pour d√©crire, partager et cr√©er la connaissance. Nous avons besoin de la puissance et des capacit√©s de tous nos nouveaux outils, ordinateurs, √©crans, codes, bases de donn√©es, nuages, ainsi que de notre imagination et de notre volont√©.

Nous sommes probablement comme les √©rudits du temps des h√©ros. Nous n’√©tudions pas un probl√®me, nous ne savons m√™me pas qu’il existe. Nous ne voyons pas les probl√®mes, nous ne voyons pas les opportunit√©s.

En ne disposant pas d’une normalisation, d’une norme, d’un langage de la CONNAISSANCE, combien de si√®cles de d√©veloppement notre civilisation perd-elle en ce moment ?

Mais ayant d√©j√† pris conscience de l’existence m√™me du probl√®me, nous nous mettons sur la voie de sa r√©solution. Travaillons-y ensemble. La premi√®re √©tape consiste √† reconna√ģtre qu’il y a un probl√®me. Et la plupart du temps, la premi√®re √©tape est la plus difficile, avec la derni√®re. En cr√©ant un nouveau langage commun de la connaissance, nous aurons toutes les capacit√©s et les possibilit√©s de cr√©er une nouvelle phase de richesse commune, partag√©e par tous les habitants de la Terre.

Parce que, s’il vous pla√ģt, rappelez-vous que l’√©volution technologique d’une civilisation apporte toujours, m√™me si ce n’est pas pour chaque personne, des am√©liorations des conditions de vie. Avec une civilisation plus √©volu√©e, tout ne sera pas parfait sur Terre. Mais tout sera mieux.


PS1 : Certains diront qu’une connaissance ant√©rieure d’une telle puissance aurait entra√ģn√© des d√©sastres militaires avec le d√©veloppement d’armes l√©tales massives. Mais c’est le destin des Civilisations : plus de pouvoir, plus de risques mais plus de r√©compenses et de retomb√©es pour l’ensemble de l’Humanit√©.

PS2: Article originel écrit en Anglais

PS3. Une illustration moderne. Quel développement technologique serions-nous en train de louper ?

Pour mieux illustrer le probl√®me des occasions manqu√©es pour une civilisation, nous pouvons utiliser l’invention du courant continu. Il n’a pas √©t√© d√©couvert par Edison mais par le physicien italien Alessandro Volta en 1800. Mais Edison a fait le choix de cette technologie pour produire de l’√©lectricit√©. Nikola TESLA a fait le choix inverse avec le courant alternatif. Le but ici n’est pas de d√©crire la comp√©tition et la lutte qui a eu lieu entre ces deux g√©nies. C’est d√©j√† fait dans de nombreux posts et livres. L’id√©e est donc de reconna√ģtre que le courant alternatif a gagn√© le combat technologique et financier. L’√©lectricit√© est principalement produite et consomm√©e sous forme de courant alternatif. Car le courant continu avait une terrible faiblesse. Au contraire du courant alternatif, il ne peut pas √™tre distribu√© sur de longues, voire moyennes distances. Sa tension ne peut pas √™tre augment√©e ou diminu√©e par un transformateur. Mais si cette faiblesse cachait √† nos yeux une force insoup√ßonn√©e et en tout cas inconnue ? Une force inconnue qui permettrait √† chacun d’entre nous, dans sa maison, de cr√©er par son propre √©quipement (abordable) son √©lectricit√© ? Dans ce cas, la limitation de la capacit√© de tension transport√©e √† courte distance ne serait PAS un probl√®me du tout ! Ainsi, peut-√™tre qu’en n’ayant pas besoin d’utiliser un transformateur, nous pourrions d√©couvrir de nouvelles fa√ßons de produire de l’√©lectricit√© √† tr√®s bas co√Ľt, de fa√ßon autonome et uniquement pour nos besoins domestiques, y compris la recharge des voitures √©lectriques. Un exemple (d√©couvert apr√®s la r√©daction de l’article) d’une nouvelle approche (page disparue) de l’√©lectricit√© en courant continu est r√©alis√©e par cette soci√©t√©. Et il y a √©galement cet appel √† projet, d√©couvert apr√®s la r√©alisation de l’article et de la vid√©o, pour d√©velopper l’usage du courant continu. Cela prouve que de nouvelles approches peuvent √™tre r√©alis√©es sur ce concept.

Ne laissons donc pas notre civilisation perdre encore 1 600 ans !

À vos marques, préparez-vous, apportez vos idées brillantes pour nous tous !

Edison en 1922 √† l’√Ęge de 75 ans. Wikipedia

Philippe AGRIPNIDIS

Co-Cr√©ateur de Biens COOP√ČRACTIFS

Les Biens COOP√ČRACTIFS sont une nouvelle forme d’organisation sociale et √©conomique. ALPHARIS, la Manufacture des Biens Coop√©ractifs, est d√©di√©e √† l’imagination, l’assistance, la conception, la mise en Ňďuvre et la diffusion de cette nouvelle forme d’organisation √©conomique et sociale pour la cr√©ation de produits, services et inventions.



Evolution Tag Words By Boris15

Comment faire durer une Civilisation ? En considérant les Biens Naturels comme des Biens COMMUNS au service des générations Futures.

Il nous faut surtout reconsid√©rer les Ressources Naturelles de toute la Terre comme appartenant aussi aux G√©n√©rations Futures et donc √† les pr√©server avec une planification d’usage. Pour ce faire on utilisera deux approches conjointes qui vont fonctionner comme des m√Ęchoires d’un √©tau

Time of game Monopoly by ThisMoment

Biens COOP√ČRACTIFS et Optimisation des “Jeux” √©conomiques et sociaux

Bien √©videmment, les r√®gles d’un jeu influent sur les conditions de victoire. Et aussi sur ce que l’on gagne. De mani√®re symbolique dans un jeu, disons simplement “ludique”. Et par des avantages financiers, mat√©riels, de services dans le grand Jeu √Čconomique.
Ce qui nous am√®ne √† percevoir que les r√®gles du Jeu √Čconomique pourraient orienter les r√©sultats des “victoires” en :

Human_Singularity by lightsource

Qu’est-ce qu’une Singularit√© Civilisationnelle ? Pourquoi sont-elles si importantes pour l’Humanit√© ? Et en quoi les Biens COOP√ČRACTIFS permettent-ils de les cr√©er ?

Par le fait que les Biens COOP√ČRACTIFS peuvent avoir √† leur disposition des √©quipements communs, ceux-ci peuvent √™tre propos√©s √† l’utilisation au Meilleur projet pour un temps d√©fini sur un contrat d’avanc√©es possibles. √Ä charge pour les gestionnaires du Bien COOP√ČRACTIFS de refaire r√©guli√®rement des appels d’offres de pertinence de projet pour mettre √† disposition de la “meilleure” √©quipe les installations de pointe du Bien COOP√ČRACTIFS.

Qu’est ce qu’une Civilisation ? Et quels sont les liens entre BIENS COOP√ČRACTIFS et Civilisation ?

– Les BIENS COOP√ČRACTIFS sont bas√©s sur des “croyances” : Importance de l’Humain, de l’acte de cr√©ation, de partage, on r√©colte toujours ce que l’on s√®me, ne fait pas √† autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse, la possibilit√© d’abondance dans le respect de la Nature etc…
– Les BIENS COOP√ČRACTIFS sont un choix de valeurs Humaines concernant la cr√©ation et la r√©partition des Ressources.

Pourquoi les BIENS COOP√ČRACTIFS sont le meilleur de la Nouvelle Civilisation ?

Bien √©videmment, la plupart du temps, une fois les premi√®res notions int√©gr√©es sur le sujet, on comprend vite la pertinence des BIENS COOP√ČRACTIFS¬†pour la partie Collective. Que ce soit pour les apports sur la Soci√©t√© en g√©n√©rale ou pour les acteurs concern√©s au sens du collectif, de l’ensemble des personnes, de groupes, de la Communaut√©.

Mais il ne faut PAS r√©duire l’impact des BIENS COOP√ČRACTIFS √† ce seul aspect du Collectif !
Cela ferait croire que les BIENS COOP√ČRACTIFS¬†n’influent pas profond√©ment la vie de chacun d’entre nous au sens d’individu.

Actuellement, pour le meilleur √† mettre en place et √† b√Ętir, les BIENS COOP√ČRACTIFS¬†sont la forme la plus adapt√©e et pertinente pour la cr√©ation d‚Äôune Nouvelle Civilisation. Car les organisations √©conomiques et sociales les plus ad√©quates √† une √©poque ne sont pas les m√™mes par rapport √† une autre √©poque, qui aura elle-m√™me son propre contexte et ses √©volutions √† mettre en place. Il se trouve, simplement, qu’en ce moment particulier, de carrefour d’√©volutions, ou de r√©gression possible [en cas de doute sur cette √©ventualit√©, rafra√ģchissez votre agr√©gateur de News], les BIENS COOP√ČRACTIFS¬†sont la voie la plus pertinente.

Car non seulement ils permettent un meilleur Collectif, mais aussi (et je suis m√™me tenter, voire obliger d’√©crire)¬†surtout¬†ils permettent le meilleur pour les individus dans leurs vies propres. La force du Collectif n’a pas d’int√©r√™t si elle ne m√®ne pas √† un meilleur pour chaque individu. C’est la raison d’√™tre de ce Collectif. Il n’a de sens que s’il permet de mettre en place, pour chaque individu, son Meilleur sp√©cifique. Chacun a un meilleur sp√©cifique. Certains peuvent l’appeler objectifs de carri√®re, √©panouissement personnel, choix de vie, d’autres de Destin√©e. Peu importe le mot pourvu que la r√©alit√© de l‚Äôaccomplissement du meilleur par l’individu soit l√†. Et les COMMONS sont la meilleure forme actuelle pour permettre et faciliter cet accomplissement personnel. Et ce sous trois formes :

Premi√®rement, tout ce qui est Bien Commun, Bien COOP√ČRACTIF, services partag√©s ; que ce soit au niveau local, National ou Universel ; est une couche suppl√©mentaire de ressources, de bien-√™tre, de facilit√©, d’√©volution Civilisationnelle pour chacun d’entre nous.¬† Que ce soit l’invention de l‚Äô√©lectricit√©, ou m√™me en plus ancien, de l’eau courante (dont, dans les pays qui en sont √©quip√©s, on ne per√ßoit plus la “magie” qui permet d’un simple geste d’avoir de l’eau en abondance chez soi), toutes les inventions (Automobile, r√©frig√©rateur, aspirateur, lave-linge, t√©l√©vision, ordinateur, t√©l√©phones, Internet etc. …) pass√©es dans le Domaine Public (au sens o√Ļ aucune Entreprise n’a un monopole sur la fabrication du type d’objet ou du service) permettent une am√©lioration de la vie de l’ensemble des √™tres humains qui les utilisent. Que ce soit du temps gagn√©, de l’√©nergie physique d√©pens√©e en moins, de l‚Äôefficacit√© en plus, des taches qui ne pouvaient pas √™tre faites avant, etc. … Les Biens COMMUNS (COMMONS) de ce type¬†ont permis l’am√©lioration de la Civilisation Humaine en g√©n√©ral. Et de m√™me, toutes les normes de s√©curit√©, de minimum sociaux (Retraites, cong√©s pay√©s, assurances m√©dicales, etc …) sont aussi des formes de BIENS COOP√ČRACTIFS¬†(M√™me si on n’a pas encore beaucoup compris que ces Normes, Lois, d√©crets, circulaires sont bel et bien des Biens COMMUNS de Civilisation).

On voit bien dans ces exemples que les retomb√©es individuelles des BIENS COOP√ČRACTIFS sont r√©elles et pertinentes. Mais elles s’exercent √† travers les retomb√©es venant du Collectif, de BIEN COOP√ČRACTIF dont tout le monde b√©n√©ficie. Mais la pr√©sence et l’existence de BIEN COOP√ČRACTIF¬†vont aussi, √† terme (car c’est √† mettre en place), permettre √† chaque individu de s’inscrire diff√©remment dans le processus de Production des Biens et Services.

Car deuxi√®mement, en plus des retomb√©es individuelles des BIENS COOP√ČRACTIFS, dans un monde o√Ļ ceux-ci pr√©valent sur les autres organisations, il y a les possibilit√©s pour chaque individu d’exercer son plein potentiel de cr√©ations. L’existence de BIENS COOP√ČRACTIFS ou la possibilit√© d’en cr√©er va rendre possible √† chacun d’entre nous de mieux pouvoir exprimer et vivre son potentiel de cr√©ation en permettant une meilleure r√©tribution (Juste et √©quitable) de ses actes. En effet si l’individu exerce son activit√© dans le cadre d’un BIEN COOP√ČRACTIF, il ne l’exerce pas pour le (trop souvent seul) bienfait d’un ou plusieurs actionnaires. Mais pour lui-m√™me. Dans le cadre d’un BIEN COOP√ČRACTIF, les retomb√©es d’activit√©s d’une personne sont proportionnelles √† ses efforts et capacit√©s de cr√©ations.¬†

Prenons l’exemple d’une zone de p√™che consacr√©e en BIEN COOP√ČRACTIF avec des r√®gles bien pr√©cises de fonctionnement, notamment pour assurer le renouvellement des ressources naturelles en fixant des maximums de pr√©l√®vement. Tout individu ayant une concession de p√™che dans le BIEN COOP√ČRACTIF pourra, suivant son travail, obtenir une part des ressources, et des revenus qui vont avec, en proportion de ses efforts. Il p√™che un peu, il obtiendra un peu de poissons et donc un peu de revenus li√©s √† la vente. Il p√™che moyennement, il obtiendra un revenu moyen. Il p√™che le plus possible de ce qui est autoris√©, sans d√©passer le quota [rappelons-nous qu’un des premiers Objectifs des BIENS COOP√ČRACTIFS (COMMONS) Physiques est de g√©rer dans la dur√©e les ressources naturelles], il obtient le maximum possible de revenus.

{On pourrait objecter que cette limitation de revenus, due √† la pr√©servation des ressources naturelles, serait un frein √† la maximisation des revenus possibles par individu. Admettons que le Quota maximum de poissons soit de 100 Unit√©s par an (peu importe ce que repr√©sente l’unit√©, 1 poisson, 1 quintal, 1 tonne) et qu’un p√™cheur dou√©, et volontaire, atteigne ce quota en 3 mois. Est-ce qu’il n’y aurait pas alors, par la forme m√™me des BIENS COOP√ČRACTIFS, une limitation des revenus par personne ? Un type d’organisation qui briderait le g√©nie et la capacit√© de travail individuelle ? √Ä cela 3 r√©ponses.

1) Ne vaut-il pas mieux privil√©gier la durabilit√© d’une Ressource plut√īt que son pillage pr√©cipit√© √† court terme ? Comme on l’a vu auparavant, c’est justement un des objectifs des¬†BIENS COOP√ČRACTIFS. Certains comportements sont antagonistes √† ce fonctionnement et il faut donc en cons√©quence les bloquer.


2) Les √©carts mod√©r√©s, ou en tout cas r√©glement√©s (car que veut dire mod√©r√© ? Un √©cart de 1 √† 3, de 1 √† 10 ?), de revenus entre les acteurs n’est-il pas souhaitable sur le plan de la justice, de l’√©thique et du social ?


3) L’apport des Nouveaux BIENS COOP√ČRACTIFS¬†est d√©cisif¬† dans l’argumentation √† cette question. Si l’individu en question se sent frustr√© ou limit√© de ne pas avoir le maximum de gains qu’il pense pouvoir avoir dans un BIEN COOP√ČRACTIF √† cause des r√©gulations intrins√®ques qui y sont pr√©sentes
,¬†rien n’emp√™che cet individu de participer √†¬†PLUSIEURS¬†BIENS COOP√ČRACTIFS¬†diff√©rents. ! Que ce soit d’autres¬†BIENS COOP√ČRACTIFS¬†Naturels, comme des For√™ts ou des exploitations Mini√®res. Ou des Biens COMMUNS d’autres types comme les¬†BIENS COOP√ČRACTIFS¬†Num√©rique. Nous donnerons un peu plus bas un exemple de ce type de¬†BIENS COOP√ČRACTIFS. Ainsi, si sa force, capacit√©, g√©nie, lui permet d’atteindre rapidement un quota dans un¬†BIEN COOP√ČRACTIF, rien ne l‚Äôemp√™chera d’exercer son talent¬†dans un autre ou dans plusieurs autres.

Donc les Commons permettent bien à chaque individu de pouvoir exprimer ses capacités de création et en récolter les fruits.

Pour illustrer ce propos, on prendra deux autres exemples ; le premier sera d√©di√© aux Vegans qui ne sentent pas concern√©s par l’exemple de la zone de p√™che. Prenons un¬†BIEN COOP√ČRACTIF qui est un territoire constitu√© de champs diff√©rents.¬† Chacune des surfaces, sur la base d’un appel d’offres, se voit attribu√©e √† un Concessionnaire (seul ou en association, coop√©rative), sur un nombre suffisant d’ann√©es (5, 10 ou autres. √Ä voir suivant chaque contexte) qui doit √©galement respecter un cahier des charges pr√©cis. Notamment sur le plan du traitement des sols et plantes. Ainsi ce Territoire est un BIEN COOP√ČRACTIF dont la surface globale ne change pas. Mais dont la r√©partition (tel lot, tel champ) peut varier dans les diff√©rents appels d’offres. Le premier appel d’offres en ann√©e 0 aura 10 lots dont chacun sera fait de 2 champs de 1 hectare. Le deuxi√®me appel d’offres, en ann√©e +5 aura toujours 10 lots, mais certains auront un seul champ d‚Äôun hectare et d’autres 2, et certains 3.¬†¬† On peut √©galement modifier la surface des champs (r√©duire, agr√©ger¬† …) entre chaque appel d’offres. En mati√®re de BIEN COOP√ČRACTIF, on s‚Äôaper√ßoit vite que l’on peut avoir √©norm√©ment de souplesse et de diversit√©. Quoi qu’il en soit, sur la base des lots attribu√©s, le Concessionnaire pourra alors travailler avec l’intensit√© qu’il veut¬†sur sa Concession pour en tirer, ou non, le maximum possible.

¬†Et il peut aussi pr√©tendre √† avoir d’autres lots pour tirer encore plus de revenus de ces activit√©s.
Les BIENS COOP√ČRACTIFS ne sont donc pas des freins √† la maximisation

1) Si certains s’√©tonnent de la non-propri√©t√© des terres par les Cultivateurs qui exerceraient dans ce type de BIENS COOP√ČRACTIFS et de la pertinence de ce mode de fonctionnement, qu’ils puissent prendre le temps de se renseigner sur la Trag√©die (sur tous les plans, y compris en premier humain, par le nombre de suicides de ces derni√®res ann√©es survenus chez les Agriculteurs) de la transmission des Terres dans la Paysannerie (en tout cas en France. Mais cela semble √™tre un ph√©nom√®ne mondial. Mais pour diff√©rentes raisons comme le rachat des Terres par des Multinationales ou des Pays).

2) Dans le cadre d’un BIEN COOP√ČRACTIF de ce type, on peut √©galement envisager¬†un syst√®me d’ench√®res √† la Tibor LISKA. Mais ce n’est pas le point principal de l’article.

Le deuxi√®me autre exemple sera un BIEN COOP√ČRACTIF Num√©rique. Imaginons, ce qui est d’ailleurs souhaitable, un Spotify¬©¬†ou un Deezer¬© de type¬†BIEN COOP√ČRACTIF. D’une part, les artistes pr√©sents dans le¬†BIEN COOP√ČRACTIF recevraient certainement une r√©mun√©ration plus √©lev√©e que ce qu’ils ont actuellement. Mais on voit aussi tr√®s bien que, contrairement aux¬†BIENS COOP√ČRACTIFS ou¬†COMMONS Physiques, cette r√©mun√©ration n’a aucune limite ou plafond dans un COMMONS num√©rique. Non seulement plus l’artiste aura du succ√®s pour une chanson et plus il recevra. Mais il pourra aussi faire d’autres chansons puis d’autres albums. Puis des performances Lives. Et/ou des chansons avec d’autres artistes etc. … Les¬†BIENS COOP√ČRACTIFS¬†ne sont donc pas une limitation des revenus individuels. Mais permettent au contraire de les maximiser par rapport au rendement actuel existant entre Travail et salaire.

La troisi√®me forme est la forme sociale. Du fait que l’on installe maintenant √† une nouvelle forme √©conomique et sociale, on d√©passe de facto la principale redistribution des retomb√©es qui √©tait organis√©e sous la forme Capitaliste de dividendes. Il n’y a plus, soit de dividendes, soit de s√©paration entre les “Travailleurs” et les actionnaires. On est dans un autre sch√©ma o√Ļ le potentiel de l’individu, et sa responsabilit√© peuvent mieux s’exprimer. Avec les BIENS COOP√ČRACTIFS, on change de type et de formes d’engrenage entre travail-cr√©ation et retomb√©e. Plus fondamentalement, on supprime m√™me certains engrenages. On est plus en prise directe.

Voil√† donc, dans cette premi√®re version de l’article (Mai 2019), les premiers √©l√©ments pour d√©montrer l’impact positif des BIENS COOP√ČRACTIFS. Que ce soit sur le plan du Collectif que sur le plan de l’Individualit√©. Ils sont le meilleur mariage entre les deux !